Festival

A l’autre bout de la France, le Main Square Festival impose son nom comme référence

jeudi 29/04/2010 - mis à jour le jeudi 29/04/2010

Pour la troisième année consécutive, l’une des programmations les plus prometteuses de la saison festivalière enflammera la ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais, du 2 au 9 juillet.

Prince, les Black Eyed Peas et Pearl Jam sur la même scène à quelques jours d’intervalle. Ils ne seront pas à Bercy ou dans une autre grande salle parisienne, mais bien à Arras. Cette ville moyenne, de moins de cinquante mille habitants, accueille sur ses terres, un cocktail d’artistes internationaux à faire pâlir les plus grandes métropoles. Après Radiohead et Mika en 2008, Coldplay et Lenny Kravitz l’an dernier, la liste des artistes qui seront présents début juillet est tout aussi attirante, si ce n’est plus.

Le Main Square est pourtant confronté cette année à un vrai challenge. Ce festival, baptisé ainsi parce qu’il enflammait la Grand-Place de la ville, un site du XVIIe siècle classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et qui jouait pour beaucoup dans son succès, déménage : « le changement de lieu a déçu beaucoup de personnes », reconnaît Germain Magnaval, de France Leduc Productions, organisateur de l’évènement en partenariat avec Live Nation.
« Mais la place était devenue trop petite pour les ambitions du festival ». Les riverains et commerçants de la Grand-Place située au cœur de la cité, avaient manifesté un certain agacement à voir le festival figer la vie du centre-ville pendant trois jours chaque été. Leurs plaintes ont aussi joué dans le choix d’un nouveau lieu pour le festival.

C’est donc la Citadelle, autre lieu historique de la ville, qui accueillera cette édition 2010 : « au cœur d’un parc de quarante hectares, ce site va permettre des performances techniques encore plus fortes, avec une scène principale plus grande et même la possibilité d’installer une seconde scène », explique Germain Magnaval. S’il a changé de théâtre, le Main Square Festival garde les mêmes acteurs : stars confirmées (David Guetta, Ben Harper, Pink…) et révélations de la pop internationale. Citons la french touch de Pony Pony Run Run, le duo anglais La Roux, et le groupe Florence and the Machine entre autres bonnes surprises.

En assurant une mixité des genres musicaux sur les trois jours, le Main Square cherche à satisfaire tous les publics, quitte à dérouter les amateurs de festivals monocolores : « on s’attache à proposer des artistes toujours plus impressionnants, qu’on ne voit pas ailleurs », confirme M. Magnaval. «  Notre originalité, c’est accepter au mieux les attentes scéniques des artistes. L’an dernier, Coldplay a pu jouer un set de deux heures avec leurs conditions, alors qu’un set de festival est habituellement d’une heure. » Une qualité qui a un coût : alors que le prix d’une place pour le concert du 2 juillet avec les Black Eyed Peas s’élève à 69 €, il n’en coûte que 39 € pour applaudir Jay-Z aux Eurockéennes de Belfort le même soir. Mais, le respect des exigences des artistes permet de frapper très fort côté annonce. En marge d’un gros week-end, le kid de Minneapolis, le mythique Prince, viendra chanter à la Citadelle le vendredi 9 juillet. Il signera l’apogée d’un cru 2010 qui devrait rester dans les mémoires.

En focalisant toute l’attention de la région pendant trois jours depuis cinq ans, le Main Square est devenu un incontournable pour de nombreux Nordistes. Les voisins Belges et Anglais y sont aussi bien représentés. Mais, le festival commence aussi à se faire connaître du côté de la Méditerranée. La venue de Prince, confirmée il y a seulement quelques semaines, fait l’objet d’une campagne d’affichage dans les rues de Montpellier.

Par sa programmation inédite et la qualité des prestations scéniques proposées, le Main Square a déjà quelques beaux atouts en main. Pour la production, il s’agit aussi de jouer la carte du tourisme : « j’encourage les Sudistes à venir ce week-end là pour apprécier le festival mais aussi pour découvrir la région, caractérisée par son hospitalité. Et l’édition précédente nous a montré que le soleil peut y briller tout autant », sourit Germain Magnaval. Si ce n’est la Purple Rain de Prince qui devrait être applaudie, la pluie sera l’ennemie des festivaliers, et surtout des campeurs. Car tout a été prévu pour que les festivaliers venus de loin aient des possibilités de loger à proximité de l’enceinte du festival. Le pass “Combi-Rock”, permettant de profiter de deux jours de concerts à tarif réduit, achèvera de convaincre les Languedociens volontaires.

Le programme

- Vendredi 2 juillet : The Black Eyed Peas, Jamiroquai, David Guetta, Vitalic, Bloody Beetroots, La Roux, Pony Pony Run Run. Prix : 69 € (Complet)

- Samedi 3 juillet : Pearl Jam, Ben Harper and Relentless7, M, Phoenix, Wolfmother, Coheed and Cambria, Julian Casablancas. Prix : 59 €.

- Dimanche 4 juillet : Rammstein, Pink, Gossip, Stereophonics, Florence and the Machine, Yeasayer. Prix : 59 €.

- Pass deux jours 3 et 4 juillet : 95 €.

- Vendredi 9 juillet : Main Square Spécial : Prince, Larry Graham, Mint Condition. Prix : 84 €.

Toutes les infos : www.mainsquarefestival.fr

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2 réactions

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    Yeahhhh le Chnord accueille des stars hot hot pour se réchauffer !! Yeaaaaaaah ! Ca donne bien envie d’y aller !

  • Main Stream festival…

    30 avril 2010 00:36

    repondre message

    Oui, cette programmation sur-commerciale a un coût, mais on peut l’assumer quand on s’appelle Live Nation… On pourrait tout de même pointer ce paradoxe : le seul festival français à appartenir à la société d’organisation de spectacle la plus riche au monde propose aussi le billet le plus cher. Quand on pense que la géniales route du rock de St Malo est en sursis constant de dépôt de bilan pour 1000 ou 2000 spectateurs manquant, ça laisse songeur. Enfin bon… si vous passez dans le coin, vous pouvez toujours aller voir The Inspector Cluzo égaré sur l’affiche.

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