Chers Masterjournaleux,
deux précisions quant aux pure players (on se souvient toujours des précisions après l’interview) :
nous en avions parlé pendant le cours : Rezo.net va à la pêche sur internet depuis dix ans et y puise des commentaires ou relations de faits qui n’avaient pas jusque là place dans les media principaux. Les sources ne sont que marginalement journalistiques (au sens carte de presse), mais sont toutes originaires du net et font parfois fonction d’articles fondateurs d’une réflexion. A ce titre on peut parler de pure player. Voir l’excellente interview de l’un des fondateurs, Pierre Lazuly sur Bastamag la semaine passée.
une autre expérience a été assez décriée mais a fait la preuve de sa qualité depuis (mon avis) : Vendredi. Comme Plenel et Colombani, Rosselin et Labarde ne sont pas des perdreaux de l’année côté journalisme, mais ils ont réussi à construire un journal plutôt solide côté éditorial en puisant exclusivement sur le net, aussi bien chez les stars établies que chez les petits nouveaux. C’est paradoxal parce que sur papier, donc ils s’excluent automatiquement de la catégorie pure players, mais c’est bien dans les nouveaux viviers silencieux qu’ils vont chercher un matériel de qualité.
Et une dernière chose sur l’appellation de pure players : on l’entend depuis dix ans. Et non seulement les pure players sont morts la gueule ouverte un vendredi de mars 2000 au Palais Brongniart, mais les gens qui y prenaient part profitaient de leurs tous nouveaux RTT et ne s’en sont pleinement rendus compte que le mardi suivant.
Mais bon, le terme est amusant et nourrit la nostalgie :-)