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Mise à jour : 18 novembre 2008

Finales NBA : le come back de l’époque showtime

La dernière marche de la saison NBA

jeudi 05/06/2008

Ce soir débutent les finales NBA entre les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston . Un face à face aux allures des 80’S, époque où les deux clubs les plus capés de l’histoire trustaient les titres de champions.

La saison de basket touche à sa fin. Un face à face de rêve dans lequel vont s’opposer deux des franchises les plus mythiques de la NBA. Une première depuis 1986. Une finale “à l’ancienne” au meilleur des sept matchs.

Une finale rétro

La décennie 80 aura vibré devant les duels entre Magic Johnson et Larry Bird. En dix ans, pas moins de cinq bagues de champions pour les Lakers, trois pour Boston, dont trois confrontations en finales (2- 1 pour Los Angeles). Une suprématie due à des effectifs exceptionnels et à une opposition de style. Le « show time » des Johnson, Abdul-Jabbar et autres Worthy face au collectif des Bird, McHale et Parish.

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Duel légendaire : Magic face à Bird

Si les Celtics sont toujours devant Los Angeles au niveau des titres (16 contre 14), ils n’ont pas touché le graal depuis 1986 ! Les Lakers ont quant à eux vécu une nouvelle dynastie entre 2000 et 2003 avec trois championnats plus une finale. Les californiens, version 2000, étaient emmenés par Shaquille O’Neal et déjà un certain Kobe Bryant.

Pour les fans des Celtics, c’est donc un retour en force de leur franchise après une trop longue traversée du désert (C’est la première fois depuis 86 que l’équipe dépasse les soixante victoires en saison régulière). Pour l’occasion, tout est fait pour ranimer les vieilles heures de gloire. Les dirigeants ont décidé de reproduire à l’identique le parquet de l’ancienne salle, le Boston Garden. Parquet qui porte le nom de l’emblématique président de la franchise entre 1950 et 2006, Red Auerbach. Egalement entraineur lors des premiers titres et décédé voici deux ans, il aura vécu l’intégralité des sacres de Boston, tout un symbole.

Kobe Bryant l’extraterrestre

Du coté de Los Angeles, il y a l’inévitable Kobe Bryant, copie conforme de Michael Jordan sur un terrain. Fort de son expérience en finale NBA, le jeune loup s’est assagi et a (enfin) compris que pour gagner les matchs, il faut accepter de passer la balle. Mais attention, durant le « money time », c’est lui qui prendra ses responsabilités ! Il faut dire que le lascar est capable de planter la bagatelle de 81 points en une rencontre ou bien d’enchainer cinq match d’affilés a plus de 50 pions ! Les Celtics sont prévenus, si Kobe prend feu, mieux vaut mettre les casques.

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Kobe Bryant, prodige des années 2000

Sur la saison, léger avantage à Boston qui termine premier de la saison avec 66 victoires pour seulement 16 défaite face au bilan de 57-25 de Los Angeles. Cependant, les Lakers ont enregistré la venue d’une recrue de choix en la personne de Pau Gasol en cours de saison. Depuis l’arrivée de l’espagnol en février, Los Angeles a présenté un meilleur bilan que Boston. Gasol est là pour apporter du poids et des rebonds dans la raquette ainsi qu’une forte présence défensive. Un atout qui manquait cruellement aux Lakers.

Boston, une équipe de missionnaires

Equipe de tradition, Boston a toujours vécu à l’heure de ses légendes. Aujourd’hui, elle entend bien vivre au présent. Au « franchise player » de l’équipe, Paul Pierce, sont venus s’ajouter cette année les vétérans Kévin Garnett et Ray Allen avec la ferme intention de glaner leur premier titre NBA. Une telle addition de stars aurait pu laisser présager le pire. Mais après 82 matchs de saison régulière, on a pu voir une équipe complémentaire, soudée où chacun peut s’exprimer librement et prendre le match à son compte lorsque cela est nécessaire. De plus, l’équipe a su s’adapter à tous types d’adversaires. Une saison de rêve auquel il ne manque plus que le titre suprême, objectif annoncé dès le début de saison. Coach Rivers en a conscience, le plus dur reste à faire, « ça ne sert à rien d’être premier toute la saison si on ne décroche pas le titre au bout. Pour l’instant, nous n’avons rien, on verra dans quelques semaines ».

Un français en finale

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Ronny Turiaf,pour la première fois en finale NBA

Non cette année, le représentant tricolore des finales NBA ne sera pas Tony Parker. Les Spurs de San Antonio ont été battus en finale de conférence par les Lakers de Ronny Turiaf le Martiniquais. Ronny aura du mal à faire mieux que TP, meilleur joueur des finales 2007. Des stats modestes en saison régulière avec Los Angeles, 6 pts et 3,6 rebonds pour un peu moins de 17 minutes passées en moyenne sur le parquet. L’ancienne star de Gonzaga aura néanmoins une bonne carte à jouer en finale puisqu’il est le premier intérieur remplaçant dans la rotation de Phil Jackson, « le maître Zen ». Il faut se souvenir également que Ronny revient de loin. En 2005, à peine arrivé en NBA, lors de la visite médicale obligatoire, les médecins avaient détecté une malformation de son aorte. Le jeune homme du alors subir une délicate opération à cœur ouvert. A force de travail et de volonté, l’intérieur de l’équipe de France parviendra à retrouver les terrains de la NBA. Alors jouer la finale si peu de temps après, on peut être sûr que Ronny y apportera sa coutumière énergie.

Les finales NBA débutent dans la nuit de jeudi à vendredi
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