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Mise à jour : 13 mars 2010

États Généraux de la Presse

Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?"

dimanche 14/12/2008

Le chroniqueur Guy Birenbaum, qui sort actuellement un livre intitulé "Cabinet noir" aux éditions Les Arènes, s’attelle à démonter une à une les illusions qui survivent encore chez deux journalistes de demain. Sans langue de bois, il critique la pertinence des États Généraux autant que celle des contre-États Généraux de la presse. Il va jusqu’à remettre en cause la légitimité même du journaliste.

Les États généraux de la presse, « une mascarade »

Quelle est votre position par rapport à l’organisation des Etats généraux de la presse par le pouvoir exécutif ?

Je suis totalement contre. C’est une mascarade. Le problème, c’est de savoir pourquoi les journaux ne marchent pas. Mon sentiment, c’est qu’il y a une forme de connivence. Ce n’est pas sous les lambris et sous les ordres de l’Élysée qu’on doit régler les problèmes d’une corporation, dont l’un des fondamentaux est l’indépendance par rapport au pouvoir. Ceux qui vont chercher de l’argent pour ne pas sombrer parce qu’ils n’ont plus de lecteurs, qu’ils ne se demandent pas pourquoi ils sont muselés. Je pense qu’ils sont tellement habitués à un système subventionné qui leur a permis de survivre jusque-là qu’ils ne voient même pas le problème. Qu’ils se demandent pourquoi leurs journaux ne marchent pas ! Selon moi, un des éléments de réponse, c’est le sentiment général, vrai ou faux, partagé par les jeunes générations et les gens qu’on voit sur Internet, qu’il y a une forme de connivence. Et comment mieux incarner cette connivence qu’en se mettant dans la main du président ?

On voit que l’État envisage un véritable Plan Marshall de la presse dans les prochains mois, mais on peut observer que les rapports dont s’inspire l’Élysée préconisent ensuite un effacement de l’État dans ce domaine par une suppression des aides directes accordées à la presse…

Oui, donc tout ça est paradoxal et assez peu compréhensible. Je ne comprends pas ce que des gens très intelligents comme Bruno Patino, pour qui j’ai beaucoup de respect, font dans cette galère. Et entre parenthèses, mes amis d’Internet ont aussi claqué la porte quand ils ont compris qu’ils n’avaient pas accès au pognon. Sans vouloir faire de procès d’intention, la vraie raison c’est ça : si on leur avait dit « On va budgéter quelque chose pour les sites Internet indépendants », ils seraient restés. On est un peu suspicieux quand on connaît les rapports entre le président de la République et les patrons de presse. Je ne les ai pas inventés. La particularité française est là : combien y a-t-il de groupes indépendants en France ? Il y a Alain Weil, qui a fait RMC Info, BFM TV, La Tribune et puis sinon il y a Bertelsmann et Prisma, groupe étranger qui ne fait que de la presse. Les autres font du BTP, des avions, des armes, et je travaille parfois sur une antenne, Europe 1, dont le patron vend des armes. Donc si vous voulez, cette proximité est problématique, c’est l’exception française, un peu comme en Italie, alors qu’autour de nous, en Allemagne, en Angleterre, il y a des grands groupes plurimédias indépendants. Mais le Président de la République a raison de dire que les seuls qui sont prêts à financer en France, c’est Pinault, Lagardère ou Bouygues.

Il n’y aurait pas de « Murdoch » à la française ?

Si, il y a Alain Weil, mais c’est de l’« info low cost ». Regardez comment ça se passe : ils viennent de lancer un journal de sport, qui concurrence ce qui peut, c’est de la précarité, des petits contrats pour les journalistes, du copier/coller sur Internet. Ce n’est pas terrible. Puis se rajoutent à tout ça les gratuits qui ont amené des gens qui ne lisaient pas. Mais est ce que ça leur a fait acheter des journaux ? Vu les résultats de Métro et de 20 minutes qui sont déficitaires. Attention, je ne suis pas un ayatollah comme tous nos amis de la presse écrite qui ont hurlé en disant que ça leur volait des lecteurs, alors que la concurrence, même avec un gratuit, ça doit justement en amener. Il y a une émulation, c’est concurrentiel. Mais si les autres voulaient que leurs journaux soient achetés, ils devraient les faire moins chers et meilleurs. Parce que de ce point de vue-là, moi je n’achète plus les journaux depuis cet été. Je suis « addict » de l’info, mais pourquoi m’embarrasser avec ces papelards ? Le Parisien, qui n’est pas un mauvais journal, il faut 5 minutes pour le lire, Libération, 10 minutes…Le Monde, Le Figaro, on peut lire le contenu en ligne. Pourquoi avoir un budget presse absolument délirant ?

Oui, mais ce sont les gens qui achètent le papier qui financent les sites internet des grands journaux…

Je suis d’accord, mais les journalistes ont un problème car ils considèrent qu’ils doivent être payés une deuxième fois quand ils sont publiés sur le net. Moi je suis désolé, je travaille pour un patron, je ne veux pas être payé en plus si je suis publié sur Internet. Il faut arrêter les conneries. Ils vont le chercher où l’argent ? Ils n’ont pas fait la preuve de leur capacité à le ramener. Donc je comprends pourquoi ils ont besoin de subventions, mais qu’ils se demandent d’abord pourquoi les gens ne lisent pas leurs journaux et pourquoi ils sont mauvais. Parce qu’ils sont mauvais !

Le rapport Montaigne, que l’on peut consulter sur le site des États généraux, n’hésite pas à citer ouvertement la concentration, par le biais des grands groupes plurimédias comme celui de Silvio Berlusconi, comme gage de pluralisme…

La caractéristique du sarkozysme, c’est la décomplexion. Je vous rappelle quand même qu’en France, l’arrivée d’un système dans le « style » Berlusconi, c’est Mitterrand. N’oubliez jamais que la Cinq, c’est Mitterrand. Sur la publicité, qui voulait sa suppression ? C’était une proposition de la gauche dans les années 80. De toute façon, l’argent débloqué ne suffira pas. Il suffit de connaître un peu des producteurs d’information pour savoir que depuis des mois et des mois, depuis janvier en vérité et cette annonce un peu délirante de Nicolas Sarkozy qui a surpris tout le monde, il ne se passe plus rien. Ça n’a pas été préparé et du coup, les productions à la tv ont été gelées dans plein d’endroits. Il n’y a plus de décision à France Télévision depuis 6 mois. Ça, c’est un vrai problème. Donc mon sentiment, c’est qu’il ne faut pas hurler car la suppression de la pub à la télé est une proposition historique de la gauche, mais telle qu’elle est faite de la manière actuelle, c’est insuffisant. Surtout qu’ils ne veulent pas entendre parler d’augmentation de la redevance, alors qu’il faudrait le faire en vérité. Déshabiller Paul sans le rhabiller, il va être à poil. Ils ont de la choucroute dans le cerveau nos amis journalistes. Le rapport avec Internet, ils ne comprennent rien.

Les contre États généraux de la presse, « bullshit »

Que pensez-vous d’initiatives comme les contre États Généraux organisés par Mediapart et RSF ?

« Bullshit », comme les États Généraux. Je vais vous dire la vérité, ces gens ne m’intéressent pas tellement. Je pense qu’ils n’ont pas compris le monde qui passe sous leurs yeux. Que faire avec des gens qui ne comprennent pas ? C’est un monde de collectionneurs de papillons, où chacun est punaisé. Toi tu es journaliste, toi tu es blogueur, etc. Qu’ils aillent voir des sites américains, le Huffington Post, Slate. Des sites qui font cent fois leur trafic au quotidien. Ces gens n’ont pas compris le monde qui passe sous leurs yeux. Les contre États Généraux, je n’y crois pas du tout. C’est encore une fois une réflexion qui n’est basée sur rien qui ait un rapport avec la réalité, ni économiquement, ni sociologiquement, ni politiquement. La réalité, c’est Le Post, Facebook, Netvibes, c’est pas : « Je vais vous faire un journal tellement chiant que vous allez même pas le regarder sur Internet ». Mediapart, ça tombe des mains. Des papiers de douze kilomètres, c’est la négation du net ! C’est le Monde diplomatique, pour se faire mal aux yeux. C’est une utopie sympathique, mais ils sont dans l’idéal de la presse. La réalité du net n’est pas celle qu’ils voudraient.

François Bonnet de Mediapart explique qu’en claquant la porte, il voulait faire réagir les personnes de la commission pour que les États Généraux soient placés sous l’égide du Parlement.

Oui mais on nous parle de concurrence déloyale, parce qu’il y aurait de l’argent pour les sites adossés à des médias, comme le Monde ou le Nouvel Obs, et pas pour les sites indépendants, mais l’indépendance, ça a ce prix-là justement. Je suis contre ce système. Je ne pense pas que l’argent public puisse subventionner des médias censés être indépendants. Ça pose toujours un problème. Car le problème de Mediapart est simple : Il n’y a pas de modèle économique. Ils doivent monter à un certain nombre d’abonnés, et ils ne le sont pas, donc l’histoire est réglée. C’est une hérésie intellectuelle : Internet, c’est la liberté, la gratuité. Tous les plus grands sites américains sont ouverts. On ne peut pas, sur la culture du scoop, faire marcher un site. Il y a peut-être quelques milliers de personnes, pas plus, pour qui avoir l’information cinq minutes avant tout le monde est important. Cinq minutes après, l’information est partout. Ils n’ont rien compris : c’est la galaxie Gutenberg qui fait semblant d’avoir compris l’arobase. Cela ne me fait pas plaisir de dire ça, mais Internet, c’est gratuit. Le seul qui s’en sort avec ce modèle-là, c’est Daniel Schneidermann. Il s’est fait viré de son émission, donc sur l’émotion il a lancé une pétition, puis un site. On espère qu’en année deux il va retrouver tous ses habitués. Le problème, c’est qu’il ne veut pas de publicité et à mon sens il a tort : il faut arrêter de penser qu’on est dans la main des annonceurs, parce qu’à ce moment là tous les journaux sont dans les mains du pouvoir et c’est le serpent qui se mord la queue.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il n’y ait pas de vue commune, de réaction de solidarité de la profession face à l’annonce de toutes ces réformes…

Ils se détestent. Ils vont continuer à se tirer dans les pattes, n’ayez aucune illusion. C’est une guerre entre des individus, il n’y aura jamais la moindre solidarité. On dit qu’ils sont corporatistes, mais ce n’est pas vrai, ils sont corporatifs pour leur titre. Ils n’arrivent pas à se fédérer pour des choses comme la clause de conscience, mais en revanche, parlez leur du secret des sources, et tout le monde est debout. Je ne regrette pas de ne pas avoir la carte de presse. Quand quelqu’un me dit que ce que je fais n’est pas du journalisme, je réponds merci.

Internet et journalisme, incompatibilité ?

La solution à tous ces maux se trouverait-elle sur Internet ?

Mais c’est qui Internet ? Ce sont les internautes. Il n’y a pas de deus ex machina super intello au-dessus. Chacun écrit ce qu’il a envie de lire, Plenel a fait ce qu’il avait envie de lire, sauf que son problème, c’est qu’il a fait Le Monde… De 1963 ! Je pense que, dans pas mal de domaines, l’expression « c’était mieux avant » n’est pas fausse, mais avec Internet ce n’est pas possible. Grâce aux nouveaux moyens c’est terminé : avec un petit appareil photo, je peux faire un reportage tout seul, et je peux le mettre en ligne en dix minutes. Ce qu’il faut que ces gens comprennent, c’est qu’ils ne sont pas adaptés à la planète telle qu’elle est.

A votre avis, peut-on abandonner le journal papier pour les sites Internet ?

Je ne sais pas. Semble t-il qu’un jour oui. Autant je ne crois pas du tout que les livres disparaîtront, autant les journaux, tels qu’ils sont là, ils seront morts. Parce qu’en France, il y a cette particularité qui fait qu’on ne pourra jamais s’en sortir, sauf avec la pompe à finance ou des mécènes… Bernard Arnault, François Pinault, Alain Weil… Mais ce n’est pas viable, ni louable. Et le jour où Lagardère en aura marre de paumer du pognon avec ses journaux… Alors évidemment, il a besoin d’Europe 1, du JDD, donc on peut toujours espérer. Mais on en vient à espérer qu’il ait besoin, pour son influence, de garder du papelard, pour que la presse survive ! S’il y a bien un truc dont je suis sûr, c’est que le journaliste n’a pas son destin entre ses mains.

Cependant, il y a une tendance actuelle qui veut que les annonceurs préfèrent se tourner vers les sites de service comme Google ou Yahoo plutôt que vers les sites d’information...

Le Post fait 30 000 € de recettes publicitaires mensuelles. Donc c’est à perte (ndlr : c’est I-Régie.com, filiale du Monde Publicité et du Monde Interactif, qui commercialise l’offre Internet du Post). Ça parie sur un développement qui permettra à échéance de devenir rentable, mais ce sont des investissements lourds de 3 ou 4 ans, que ne peuvent pas faire les indépendants. Ou alors ils se regroupent, ils se fédèrent, ils acceptent la publicité comme Bakchich, mais ils n’ont pas une thune. Pourquoi moi je suis sur le Post et pas sur les autres ?

Donc pour vous, le système des blogs est plus viable que celui d’Internet ?

Les sites adossés à des grands médias sont des sites plus viables que les indépendants. Comme dans l’édition, etc. C’est logique. Sachant qu’on aborde une crise terrible, je préfère être là où je suis que petit blogueur sur un site qui fait 10 ou 100 fois moins de trafic.

Et quel est le trafic sur le Post ?

Ma page perso fait tous les mois entre 350 000 et 400 000 visiteurs uniques, et un peu plus de 500 000 pages vues, donc le Post commence à être très costaud, mais ce n’est pas encore rentable.

Qu’est ce qui vous a poussé à vous lancer dans un blog ?

François Filloux, patron de 20 minutes, m’a dit que j’avais tout pour faire un blog : mon style d’écriture, mon côté en dedans/en dehors. Du coup je l’ai fait et ça a explosé. Puis le Post m’a proposé une rétribution.

Vous nous disiez tout à l’heure ce que vous pensiez de Mediapart, que pensez-vous des sites gratuits comme Rue89 ?

C’est la même chose. Ce n’est pas parce que c’est gratuit qu’ils n’ont pas la même chose dans la tête. J’aurais pu travailler avec eux, mais ils ne savent pas quoi faire de moi. Moi j’ai l’esprit du net. Donc, je n’entre pas dans leur case. Je suis trop déconneur pour eux, ils ne sauraient pas quand est ce que ce que j’écris est sérieux ou pas. Mais je fais confiance à l’intelligence du lecteur. Et ceux qui ne comprennent pas ça je les emmerde. Vous savez quoi, je m’en fous. Et eux, ils ont une espèce de charte de déontologie de mes deux qui leur pend au nez.

Alors selon vous, journalisme et Internet ne sont pas compatibles…

Si, c’est tout à fait compatible. Mais je me demande avec quoi journalisme est encore compatible. Moi c’est ça ma question : c’est quoi le journalisme ? C’est un mec qui enquête, qui vérifie, etc. Le problème c’est qu’il y a plein de gens qui en sont capables et qui n’ont pas leur carte de presse. De toute façon le métier de journalisme, c’est formidable : qu’est ce qu’il faut faire pour avoir sa carte de presse ? Le seul critère : 50% des revenus. C’est bizarre non ? Vous connaissez beaucoup de professions définies par la fiscalité ? Et bah voilà, rien qu’au départ ça ne veut rien dire. Donc moi je ne fais aucune opposition à la con entre blogueurs et journalistes. Qu’est ce qu’on en a à foutre ? Si vous avez du talent, écrivez, vous serez lu. Du talent, de la chance et du savoir faire. Les étiquettes, ça suffit. Les gens qui brandissent leur carte de presse, c’est ridicule. Et puis il faut être curieux. La curiosité des journalistes s’arrête de l’autre côté du boulevard Saint Germain. Quant à franchir le périphérique, n’en parlons pas.

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28 réactions

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  • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?"

    26 décembre 2008 12:30, par Jean-Robert D

    Répondre à ce message

    Nul doute que les actuels grands tremblements économiques des modèles de la presse interpellent avec acuité la fonction d’intermédiaire du journaliste entre les flux d’évènements ou de faits et un lectorat en pleine crise de puberté.

    Il ne suffit plus d’être branché sur l’AFP pour pouvoir publier des choses assez inédites pour être achetées, la seule fonction de haut-parleur du journaliste ne trouve plus de clientèle payante.

    Le degré zéro de l’écriture journalistique… La pléthore de diseurs, débusqués par quelques simples google-clics, l’extrême permissivité éditoriale de la blogosphère ou la valorisation spontanée de l’individu commentant sans retenue le moindre post, font du matériau journalistique une sorte de compote compostée où se dilue l’intelligence partagée auquel prétend l’engagement de la presse d’auteurs journalistes.

    A l’instar de cette jouissance cachée que ressent tout un chacun face aux fessées que se prennent les bandits de la finance, la mise à pied des journalismes d’apparats n’émeut que mollement des lecteurs secrètement frustrés depuis longtemps.

    Il suffit donc d’attendre que passe cette vague subversive des remises en cause, et que sur la plage vierge et aplanie qu’elle laissera à son retrait, viennent refleurir les parasols, les bouées et les dériveurs, sans lesquels on s’emmerde au soleil.

  • Répondre à ce message

    Quand vous dîtes : "en France, il y a cette particularité qui fait qu’on ne pourra jamais s’en sortir, sauf avec la pompe à finance ou des mécènes… Bernard Arnault, François Pinault, Alain Weil… Mais ce n’est pas viable, ni louable. Et le jour où Lagardère en aura marre de paumer du pognon avec ses journaux…", vous pensez à Lagardère votre employeur, celui qui détient 34% du Monde interactif (+ les parts détenues dans Le Monde propriétaire du reste du capital) qui publie Le Post dont vous êtes un blogueur invité ? Quel crédit apporter à vos propos si vous prêchez pour votre paroisse ?

  • Ils feraient mieux de ...

    17 décembre 2008 17:51, par Mami

    Répondre à ce message

    ...téléphoner au propriétaire de ce blog pour résoudre cette devinette en attente de solution depuis 1994 !

    Allez quoi !! la solution avant Noel !!

    Voir en ligne : http://chroniquedelhumaniteordinair...

  • Répondre à ce message

    que d’autosatisfaction ("moi j’ai l’esprit du net" "et puis ça a explosé",...) et de mépris (cf la réponse à P. Allies) !

    je ne comprends pas bien qu’elle est la compétence de G. Birenbaum, qui clame souvent tout le bien qu’il porte aux journalistes (sauf quand il est présenté comme tel, sans démentir, par ses nouveaux amis Morandini et Ardisson) pour parler des Etats généraux de la presse ?? Ses piges à VSD ou sa collaboration à Choc Hebdo ? Vous n’avez pas trouvé plus pertinent et moins arrogant ?

  • Répondre à ce message

    Bonjour,

    tout cela est intéressant. Une petite remarque toutefois.

    Je lis "Et le jour où Lagardère en aura marre de paumer du pognon avec ses journaux…"

    Je ne crois pas que Lagardère et plus généralement les proprietaires de grands groupes industriels, notamment d’armement, se soient emparés de la presse dans le but de faire du pognon (ou uniquement pour cela si vous préférez).

    On m’appelle, je laisse les autre développer...

    (Penser également à la télé).

  • Répondre à ce message

    Vous développez fort astucieusement ce qui fait aujourd’hui la faillite de presque toute la presse officielle. Conclusion : la grande majorité de ceux qui se prétendent journalistes (souvent des journaleux formés au moule de la pensée platement commune) se comportent comme des planqués en tant de guerre. Ils relaient plus qu’ils ne réfléchissent. Il s’agit aujourd’hui justement de refuser les subventions de l’état ou des grands groupes privés pour rester un minimum en contact avec une réalité très très douloureuse. Internet libère autant qu’il incarcère. Bien des petits cons se la jouent avec des commentaires foireux plus ou moins alambiqués. Mais un journalisme digne de ce nom devrait inciter à passer à l’action, devrait être un facteur de solidarité. Quant à la critique haineuse - voir plus haut - qui vous est jetée en pleine gueule comme une insulte qui se voudrait définitive, ne la relevez pas. Un homme, tel qu’il soit, a en lui une capacité d’expériences (et de conscience) formidable lui permettant de se bonifier autant que de se révolter quand il réalise la mesure de l’engagement nécessaire à la réalisation du bien commun (je pense étrangement à G. Bernanos). Je ne suis pas journaliste et répugnerait à l’être. Ils sont assez nombreux pour se dévorer entre eux. J’aime les indépendants, ceux qui tissent des liens en profondeurs, les hommes et les femmes qui élargissent en quelque sorte notre vision du monde en nous incitant à ne pas rester le cul applati sur une chaise devant un écran d’ordi (ou de télé). Je remercie Rezo de m"avoir conduit indirectement vers votre site. Recevez donc toute ma sympathie pour cet article brûlant. André Chenet

    Voir en ligne : André

  • Répondre à ce message

    Ah cela fait plaisir d’entendre une certaine logique de bon matin. Même si je ne partage pas tout le temps le point de vue de Guy Birenbaum, j’avoue être à 90% d’accord avec les propos de ce billet.

    Marre de cette omerta dans les médias (car on s’étend beaucoup sur la presse écrite mais moins sur la TV par exemple, qui pourtant est moins corrosive dans l’info que le papier à mon goût). Etant un shooté des médias, pour moi ce qui compte ce n’est pas le style avec lequel est traitée une info mais l’info elle-même. Guy a raison quand il dit :

    "Grâce aux nouveaux moyens c’est terminé : avec un petit appareil photo, je peux faire un reportage tout seul, et je peux le mettre en ligne en dix minutes. Ce qu’il faut que ces gens comprennent, c’est qu’ils ne sont pas adaptés à la planète telle qu’elle est."

    De là à dire qu’ils sont complètement largués, je ne pense pas qu’ils le soient totalement, car tous les quotidiens ont leurs propres sites internet et donc traitent l’info à la minute.

    En revanche, je ne suis pas tout à fait d’accord quand vous dîtes :

    "Si, il y a Alain Weil, mais c’est de l’« info low cost ». Regardez comment ça se passe : ils viennent de lancer un journal de sport, qui concurrence ce qui peut, c’est de la précarité, des petits contrats pour les journalistes, du copier/coller sur Internet."

    Je ne pense pas que les journalistes de BFM TV (car c’est ça l’astuce d’Alain Weil c’est qu’un journaliste fait le boulot de trois, par exemple les chroniques "bourse" sur BFM TV sont dupliquées sur BFM Radio et RMC pour 3000€/mois au lieu de 6000 pour plusieurs journalistes) soient plus mauvais que ceux de la rédac de TF1 ou France 2. L’info ne doit pas être si mauvaise que cela sur I-télé ou BFM il suffit de regarder leurs PDM pour s’en rendre compte. Si on considère que l’info copiée/collée sur internet est du "low cost" alors la plupart des rédactions font du "low cost" (exemple récent avec les photos dénudées de la nouvelle Miss France, un blogueur fait une blague et toutes sont tombées dans le panneau sans même avoir pris le temps de vérifier les sources). Et c’est sur ce point à mon avis qu’il commence à y avoir une faille pour la presse. Pourquoi regarde-t-on le Figaro, le Monde, le Parisien, TF1, France 2... car ils sont garants d’un professionnalisme (du moins ils l’étaient) .

    En effet, nous constatons tous que les VRAIS journalistes sont à la recherche du scoop ( exemple Florence Schaal pour TF1, Morandini (oui bon ok pseudo journaliste ;-) pour Pascal Sevran, Voici et les autres pour la fausse photo de miss france)... , et c’est là que les professionnels se trahissent et se permettent des erreurs que des amateurs ne se permettraient pas.

    Un autre point important, LA PUB !!

    Les marques n’ont pas compris car souvent ignorantes. Les régies pub paient les blogueurs européens à coup de 0,10€ au clic ou 1€ grand max au CPM. Chiffres insignifiants me direz vous ? Et oui !! Les marques n’ont pas encore compris que l’avenir était sur internet et non sur les médias type radio ou TV. Pourquoi ? Parce que nous zappons au moment de la pub alors que sur une page web la pub reste sous les yeux des internautes.

    Un blog français très connu annonce 51 000 000 pages vues sur 6 mois, ce n’est pas rien !! Il a fallu un peu de temps avant qu’une régie pub très connue lui propose de s’occuper de son blog. Pourquoi développer autant ce sujet ? Tout simplement pour rebondir sur l’indépendance des médias. Les blogueurs ou les journalistes vivant de leurs propres medias sont libres et indépendants. Et oui c’est con à dire mais la réalité est bien là.

    Bon je m’arrête là sinon le commentaire sera plus long que le billet (et moins intéressant)

    Voir en ligne : Le Buzz Quotidien

  • Répondre à ce message

    Malheureusement "Mediapart" n’est pas "le monde diplomatique". Et si vous le lisez réellement, Guy, vous savez que le nombre de signes par articles n’est pas si important que ça (certes ce n’est pas "le post", mais quand on a été habitué à la presse écrite traditionnelle on ne peut pas se contenter du "post", et tant mieux pour vous si vous faites du pognon avec et tant pis pour Plenel si lui n’en fait pas). L’équipe rédactionnelle de "Mediapart" c’est un peu l’auberge espagnole, avec comme seul dénominateur commun un gauchisme affiché.Pas mal de nuls et quelques bons. C’est un peu le souci. En revanche parfois ils publient des trucs qu’on ne trouve pas ailleurs, notamment des documents officiels, des rapports, des pièces judiciaires... sur le caractère ridicule des "contre états généraux" je vous rejoins. "Mediapart" n’hésite pas à prendre ses abonnés pour des imbéciles en dissimulant ses objectifs financiers de demandes d’argent à l’Etat derrière les grands principes.

  • Répondre à ce message

    si les propos de mr Birenbaum generent tant de vives reactions, c’est qu ’il doit y avoir une grosse part de verité dans ce qu’il dit, qui derangent "l’ inteligencia" bien pensante.je partage en gros son avis, sauf sur mediapart que je ne trouve pas elitiste.si les etudiants ont perdu leurs illusions sur ce metier, ils en ont neanmoins pris un bon cours " d’anti langue de bois".

  • 2 lignes auraient suffi

    16 décembre 2008 00:12, par Fitzcarroldo

    Répondre à ce message

    Birenbaum se plaint de la longueur des papiers des autres. Mais pour résumer son propos, deux lignes auraient suffi, peut-être même une seule : "J’ai tout compris parce moi je suis jeune et génial (la preuve c’est la manière dont je ne suis fait manipuler par Bertrand), les autres c’est que des gros lourds qu’on rien compris à rien".

    Finalement, comme on était déjà tous convaincu de son génie c’était pas la peine qu’il le répète. Zéro ligne c’était assez, finalement.

  • Répondre à ce message

    Birenbaum, Schneidermann, Plenel, ... ces bonipenseurs qui lorsqu’ils font partie du sérail s’y accommodent de fort belle manière.

    Je n’ai aucune considération pour vous Mr Birenbaum, et encore moins pour vos écrits qui peuvent vous attirer les miasmes de considérations de certains ou leurs 2 sous. Moi je ne l’achèterai jamais.

    Votre parcours à mon sens n’a rien à envier à celui de ceux que vous osez dénoncer aujourd’hui.

    La preuve est là : http://www.youtube.com/watch?v=JUyB... C’est drôle cette posture que des gens comme vous adoptent dès lors qu’ils sont mis au placard médiatique, ça mérite mon ricanement cette vidéo d’un monsieur qui sous les lumières médiatiques suivait le troupeau.

    Les médias, y a plus que les neuneus pour leur faire confiance sur certains sujets de nos jours, mais votre bouquin pour jouer les critiques ne vaut pas mieux à mes yeux.

    Si vous voulez donner des leçons ou critiquer les autres vous auriez mieux fait de donner l’exemple quand vous y étiez, or c’est loin d’être le cas et encore moins sur votre fameux blog " NRV" que vous avez fui depuis, pour moi vous êtes plus proche d’un Morandini aujourd’hui, je comparerai celà à l’image d’un caniche qui aboie beaucoup et qui une fois qu’il aura reçu son os la bouclera.

    Espérons que vous aurez votre os.

  • Répondre à ce message

    @ Guy Birenbaum

    C’est plein de vérité et de bon sens tout ça. Assez réjouissant à lire. Merci.

    Voir en ligne : novovision

  • Répondre à ce message

    Moi aussi M. Birenbaum, j’ai envie de vous dire MERCI. Merci de nous éclairer de l’immensité et de la profondeur de votre réflexion, merci d’être chaque jour comme un phare dans la nuit.

    Merci de nous dire sans détour et sans langue de bois tout haut ce que tant pensent tout bas : c’est vrai, j’ai pu le constater par moi-même, le Monde diplomatique ça fait mal aux yeux, Mediapart, ça fait mal à la tête.

    J’avais cru à toutes ces bullshit "faut du sens", "faut être informé", "faut être citoyen", j’en perdais mes cheveux tant je m’inquiétait pour la marche du monde, pour la liberté d’expression, pour la démocratie et toutes ces conneries mais grâce à ce monument de l’information qu’est votre page sur Le Post, j’ai cessé de m’inquiéter : là tout est beau et court, les questions essentielles sont traitées au fond : les socialos sont-ils porno sado-maso (http://www.lepost.fr/article/2008/1...) ? Laurent Gerra a table ouverte (http://www.lepost.fr/article/2008/1...) Et des causes justes sont défendues (http://www.lepost.fr/article/2008/1...).

    Depuis mes cheveux ont repoussé. Vous êtes le meilleur des produits capillaires.

    • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?" 15 décembre 2008 08:40, par guy birenbaum

      Répondre à ce message

      Je suis sur le net depuis février 2006. J’ai publié des centaines de textes. Vous sortez trois papiers déconnants (il y en a de bien pires, vous avez très mal cherché ;-) ). Mais je pourrais aussi vous en proposer des dizaines à lire qui vous feraient du bien, ailleurs qu’aux cheveux... Juste en dessous. Bien à vous.

      • Répondre à ce message

        Février 2006 ? Un pionnier du Net ! Je me pâme. J’adorerais réfléchir si vous m’en donniez l’occasion. Je vous en prie, montrez-moi toute l’étendue de votre culture, toute la profondeur de vos analyses. Tout aussi bien à vous et mieux encore.

  • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?"

    14 décembre 2008 22:05, par Julien Levêque

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    Mr Allies,

    Il est amusant de constater votre consternation à l’égard des propos de Guy Birenbaum sur un site qui ressemble en tout point à un blog. Les étudiants que vous prétendez former dans votre Master ne sont pour le moment pas des journalistes et ne peuvent être considéré pour le moment, à votre grand désespoir j’en suis certain, que comme de pauvres blogueurs ! Ne font-ils pour autant pas de bons articles ? L’élitisme journalistique n’a plus de limites, et cette tour d’argent qui a été celle de ce milieu pendant des années s’effrite peu à peu sous les assauts menaçants des méchants citoyens qui s’expriment sur le net ! Prenez garde ! À quoi bon cette exaspération à l’égard des « journalistes blogueurs » puisque vous le savez bien, le métier de journaliste ne se résume désormais plus qu’à recopier des communiqués de presse sans l’ombre d’une quelconque réflexion. Blogueurs et journalistes ne jouent plus sur le même terrain ! La détermination que vous mettez à descendre les blogs et leurs auteurs devrait être mise à profit pour changer le journalisme actuel qui souffre bien d’une crise de l’offre, et pas de la demande, ne vous en déplaise. Je vous invite à ce propos à visionner ce débat de génération d’Idées sur la presse.

    http://generations-idees.typepad.co...

    Puisque de par votre position, vous en avez les moyens, sortez donc des sentiers battus et faites évoluer ce métier de journaliste qui se regarde le nombril et n’évolue pas dans le bon sens.

    Bien à vous

    Un blogueur qui vous veut du bien.

    Voir en ligne : Mon blog

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    Monsieur Birembaum ne m’a enseigné qu’une seule chose mais assez fondamentale en journalisme : Lorsque le sage montre la lune le disciple se doit de ne pas regarder bêtement son doigt. Il y a toujours deux faces sur une medaille, le master c’est Pile, Birenbaum Face. L’une est l’autre sont l’essence de la médaille. Beau Boulot les copains, continuez comme ça et laissez donc la nomenclatura s’étriper comme bon lui semblera, ça fera toujours plus de place et de viande au repas.

  • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?"

    14 décembre 2008 19:36, par ALLIES Paul

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    Je trouve ces propos assez consternants. Ils s sont un mélange d’autosatisfaction (qui a cessé de m’apparaître sympathique) et de nihilisme de bon aloi (il n’y a rien à faire sinon prendre et suivre l’aire du temps). La gratuité il n’y a que çà de vrai puisque les américains l’ont déjà compris, eux ; le nouveau journalisme n’existe pas puisque tout le monde peut devenir journaliste sur le net. Ces lieux communs calamiteux sont à l’opposé de ce que ce Master essaie de construire. Les premiers résultats ne sont pas si mauvais. Il est dommage que quelqu’un qui est toujours maître de conférences en disponibilité à l’Université de Montpellier érige sa pratique de blogueur médiatique en valeur universelle avec un tel mépris pour tous ceux qui se battent pour une autre propédeutique de l’information.

    • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?" 14 décembre 2008 20:50, par guy birenbaum

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      Bah alors cher Paul, je t’ai connu bien moins amoureux de la langue de bois. Pas un seul des propos que tu essayes de mettre en exergue ne sont les miens... Autosatisfaction ? Ah... pas vu où...Ni à quel sujet ? Nihilisme de bon aloi ? Connais pas. L’aire du temps ? L’air plus probablement... Nouveau journalisme ? Où ça ? Ce que le Master essaie de construire ? Pas un mot, là dessus, je n’en ai pas la moindre idée, si ce n’est ce que m’en ont dit tes étudiants. Je leur laisse donc le privilège de te faire connaître leur jugement sur leur formation... Enfin, je n’érige strictement aucune pratique personnelle en valeur, c’est tout le contraire ; je me suis toujours foutu des "blogueurs médiatiques" qui à mon sens ne représentent rien. Quant au mépris, je l’ignore et tu le sais mieux que personne. Enfin, que vient faire ici mon statut universitaire ? Si on ne peut pas parler librement du net sur le net à des étudiants en journalisme, je crains que ce ne soit encore plus grave que ce que je pensais... À moins, à moins qu’il ne soit notamment interdit de dire ce que l’on pense de Mediapart dans la région Languedoc-Roussillon... ;-) Bien à toi Paul.

    • Guy Birenbaum : "Que font les journalistes dans cette galère ?" 16 décembre 2008 23:46, par RichardTrois

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      Bonjour Mr Alliès,

      Je suis abonné à MediaPart depuis décembre 2007 et je vous lis de temps à autres là-bas. J’ai aussi commencé à publier sur LePost en septembre 2007 attiré par l’expérience participative mais aussi par le flux d’information réactif et une audience populaire. Je sais pour beaucoup c’est une gros mot. Passons.

      Très franchement je ne vois pas où se trouve l’autosatisfaction et le nihilisme dans les propos de Guy Birenbaum. Il ne fait qu’exposer des opinions assez tranchées certes mais pas mal d’entre elles relèvent de l’évidence. Evoquons MediaPart par exemple. Pour ma part, j’apprécie la lecture d’articles fouillés. Mais franchement je n’arrive que très rarement à les lire sur écrans, donc j’en lis assez peu. Le plus fréquemment, je les imprime et les lis dans le métro. La mise en page est celle d’un journal papier porté sur écran, excellent pour attirer les ex-lecteurs du Monde mais quid de la jeunesse habituée d’internet. Peut être pas dans la cible. Abonnés à MediaPart sommes nous représentatifs ? Qui peut décemment consacrer 100 euros par an à la lecture d’un site web même "d’investigation" ? Qui si ce n’est une élite aux revenus confortables et qui aujourd’hui lit Le Monde papier mais migre lentement mais surement vers l’offre gratuite sur Internet. Notre presse quotidienne nationale se meurt de ce mauvais "élitisme", celui fait que nos journaux ne savent plus faire de la presse populaire et de qualité. Personnellement, je suis triste de voir que les sites internet indépendants, ceux de ma famille politique qui plus est, sont partis pour reproduire ce même travers du mauvais "élitisme".

      Voir en ligne : RichardTrois sur LePost

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    le seul endroit où je le rejoigne, c’est sur sa critique de médiapart, un ovni élitiste et illisible qui fait de la dénonciation de tous les autres médias son fond de commerce.

    Mais que penser du post ? c’est poujadiste, vulgaire, mal écrit, jamais vérifié, ne respectant aucune des législations sur le copyright, le droit à l’image, etc... Alors oui ça draine de l’audience, mais à quel prix ?

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      Et à quel coût ? Comment Le Post (et ses 30.000 euros de publicité par mois) vous a-t-ils débauché de 20 minutes ? Vous qui prônez la gratuité totale, vous ne touchez rien ?

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      Cette critique, en plus d’être bien fausse, s’avère bien agressive et inutile. Mediapart, élitiste ? dans quel sens ? Pourquoi ? Dénonciation des autres médias ? Ah oui ? Ils font ça sans preuve, ou sans argument en plus... Qu’est-ce qu’il faut pas lire...

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    Bonjour, Et bien, il est virulent, Guy Birenbaum ! Je ne l’avais pas vu comme ça chez Ardisson samedi soir. Mais ce qu’il dit fait réfléchir. Amicalement Agnès

    Voir en ligne : Des doutes à gogo

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    Bonjour M.Birenbaum : je suis abonnée a internet depuis 2 ans, je suis nulle,mais une chose que je sais faire c’est cliquer !!!!et je ne me souviens plus à quel moment je me suis retrouvée sur le site NRV, et là, j’ai trouvé mon plaisir à lire votre billet quotidien, mais le meilleur pour moi etait les commentaires, les polémiques, comme il est de bon ton de dire diverses et variées, et je sais que ma 1ere lecture chaque matin était votre billet, et j’ai connu au travers des bloggueurs, tout ce qui m’intéresse : LE DEBAT, et depuis, j’ai fais des progrès (j’en ai encore bcp à faire) merci encore pour cette ouverture que vous m’avez fait connaitre au travers de vos billets !!!!et encore aujourd’hui, une des premières choses que je fais en allumant mon ordinnateur,c’est de prendre connaissance de votre billet sur LE POST (au travers du lien de La Télé Libre !!!!!) MERCI encore de continuer à nous énerver !!!(je rigole.....) mais ça ouvre le débat et c’est ce qui nous manque aujourd’hui !!!) je viens d’écouter l’émission(très nulle : revu et corrigé, je ne l’ai regardée uniquement parce que vous y participiez, et j’aurais aimé etre a vos cotés et collaborer au débat de ce petit jeune Abd Al Malik qui est une référence d’intelligence, qui manque cruellement à la télévision pour beaucoup de d&bats !!!!!au plaisir et respect comme je l’ai toujours proné et comme l’a si bien rappelé Abt Al Malik !!! je ne l’ai pas inventé, mais ma devise a toujours ete : RESPECTE TOI TOI-MEME ET TU POURRAS RESPECTER LES AUTRES !!!!

    Voir en ligne : bravo pour cette mise au point

CQFD //