vendredi 05/12/2008
Elle a l’humeur ivre et une inspiration géniale. Les hommes et femmes qu’elle peint rappellent tour à tour Basquiat, Bukowski ou la « petite idée noire » qu’on a tous en tête. Neila Serrano n’a que 21 ans et elle est déjà une artiste peintre reconnue.
Des révélations fracassantes et déjà une solide réputation pour cette enfant peu ordinaire. Neila Serrano est la fille d’Amina, une actrice et chanteuse tunisienne surtout connue en France pour avoir gagnée l’eurovision en 1991 avec « C’est le dernier qui a parlé qui a raison ». Enfant livrée à elle-même, elle respire très tôt le parfum de la célébrité de sa mère et ressent la solitude qui va avec auprès de son père. Sa chance, Neila la doit à Fabien Ouaki, l’ancien propriétaire des magasins Tati et le premier homme à croire en son talent de peintre. Il lui prête de l’argent et organise sa première exposition. A cette première expérience ont succédé deux autres expositions, toutes couronnées de succès. Aujourd’hui, sur myspace.com, Neila déclare un revenu d’au moins 250 000 euros. Un chiffre qui traduit son succès. Elle qui n’a rien fait comme les autres, adulte trop rapidement, enfant à jamais, mariée à Londres et bohême à Paris, elle profite aujourd’hui pleinement d’une activité qui la comble. « Maintenant, la peinture, c’est ma vie. Je ne pourrais plus m’arrêter. »
Markus Talmart , de la Galerie du même nom, utilise les termes suivants pour parler d’elle : « Kamikaze sans dieu défini, elle s’attaque à tout sauf à l’humanité ». Avec tour à tour de la gouache, des crayons, des feutres, des collages, elle met en image les émotions qui la traversent. Une femme titubante, une coupe de champagne à la main, le corps osseux d’un homme sont les secrets de sa réussite. Ses toiles, « un rien » déstructurées, comme Françis Bacon qu’elle admire, un « rien » poétiques et magistrales sont un regard neuf et prometteur pour le monde des Arts. Le magazine féminin Elle lui a consacré un article intitulé "Une journée avec Neila Serrano", l’Icart (première école du commerce de l’art et de l’action culturelle en Europe) y fait référence, plusieurs blogs la mentionnent. L’artiste peu à peu fait son chemin.
Pour plus d’informations :
Son mari, José, la filme souvent en train de peindre. « C’est le soir que je peins, et la nuit. Mes nuits à moi sont blanches. »