l'info d'aujourd'hui par les journalistes de demain

Abonnez-vous aux flux RSS de haut courant

Mise à jour : 11 juillet 2010

"Puisque nous sommes nés" en avant-première

vendredi 23/01/2009

Crédit photo : Pierre grise distribution

Le cinéma comme moyen de donner sa visibilité à l’invisible. Bayard d’Or du meilleur film et Prix du Public du meilleur documentaire au Festival International du Film Francophone de Namur, "Puisque nous sommes nés", le dernier film de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana, se place adroitement entre fiction et documentaire pour nous livrer l’essence de leurs rencontres au pays de Lula.

A l’exact croisement entre le dénonciateur Terre sans pain de Luis Bunuel (1936), et l’émouvant Chop shop de Ramin Bahrani, révélation de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2007, se trouve aujourd’hui Puisque nous sommes nés.

Entre récit documentaire et fiction réaliste, le destin de deux adolescents brésiliens raconté à travers le regard juste et sans pathos exagéré de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana. Un regard aguerri aussi : l’un français, l’autre brésilienne, ils ont déjà réalisé ensemble Romances de Terre et d’Eau (2001) et Le Rêve de Sao Paulo (2004).

Leur troisième film, produit par Jamel Debbouze, livre le quotidien misérable de Nego et Cocada, leurs questionnements, et cette absence d’horizon pour y répondre. Sans oublier la force de l’espoir qui les anime. Celui de partir, un jour, au volant d’un de ces camions qui traversent sans relâche la station-service dans laquelle ils passent leurs journées, à la recherche du moyen de gagner le peu d’argent qui les maintient en vie. Leur vie, justement, ils n’ont « que ça » ; leur énergie, ils la consacrent à la volonté d’échapper à leur destin.

Dans un Brésil vivant au rythme de la campagne présidentielle qui aboutira au second mandat de Lula, les réalisateurs ont partagé six mois durant l’existence de ces victimes de la ségrégation économique : ils nous ici livrent l’essence de cette rencontre. Le résultat est bouleversant, riche de la philosophie nuancée de candeur de ces enfants que la réalité aura fait mûrir prématurément.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !

Partager sur Facebook Tweeter Enregistrer sur del.icio.us Enregistrer sur Google Bookmarks Enregistrer sur Yahoo! Envoyer par e-mail

Envoyez un lien vers cet article à la personne de votre choix.
Vous recevrez une copie du message.

Culture //