Levez les yeux au ciel, un ange vous observe

Par le 11 novembre 2009

Des êtres mystérieux se sont posés sur les toits de Berlin. Une commémoration d’un genre nouveau surprend les passants entre la Porte de Brandebourg et Postdamer Platz ce lundi 9 novembre.

A l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le théâtre Anu et les  » Bartel’s living statues  » ont organisé, sous la direction de Wolfgang Thierse, vice-président du Parlement allemand, le « Berlin Angels ». Représentant les âmes perdues du Mur de la honte, huit anges ont posé leurs ailes sur les toits de la capitale. Ce, à plusieurs heures de la journée.

Au milieu d’une foule en liesse et des festivités, le silence s’impose. Ces êtres gracieux représentent l’histoire personnelle des Berlinois à l’image de cet homme avec son attaché-case, et de cette femme élégante saluant les spectateurs. Ces anges à la fois statiques et mouvants, plongent leurs regards dans une foule encore vivante. Deux générations, deux instants de l’Histoire, se rencontrent. Pour un instant, la division ne tient plus, et l’union fait la force.

Le spectacle n’est pas uniquement dans les airs, mais aussi sur terre. D’un côté, des phonographes diffusent témoignages et contes afin de sensibiliser les passants. Petits et grands découvrent avec plaisir ces voix d’un autre temps. En continuant leur chemin, ils rencontrent une comédienne, vêtue d’un costume d’époque, qui les interpellent par son jeu. Symbolique et poésie étaient donc au rendez-vous pour le vingtième anniversaire de la chute du Mur.

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à propos de l'auteur

Auteur : Julie Derache

« Un photographe est un funambule sur le fil du hasard, qui cherche à attraper des étoiles filantes » (Querrec) Diplômée du Master 2 Métiers du journalisme, je suis passionnée à la fois par les lettres, l’écriture et par la photographie. J'aime à reprendre les mots d'Eric Valli : « La photographie est avant tout, pour moi, la rencontre, la découverte, l’apprentissage d’autres mondes. Et le partage. C’est parce que ce métier est avant tout humain qu’il me passionne. » Ces propos résument tout. Mes expériences professionnelles, mes rencontres, mes passions, et surtout pourquoi j’ai choisi d’être à la fois journaliste et photographe. Amoureuse des mots, des livres, des images et des rencontres, j’ai toujours eu à cœur de comprendre le monde et de défendre ce que je crois être des causes justes. Curieuse, j’ai toujours voulu acquérir le plus de connaissances et d’expériences possibles dans divers domaines. Ainsi, mes multiples cheminements, atypiques bien souvent, se sont constamment éloignés des sentiers battus. Jeune, je me suis engagée par le biais d’une action pour la protection de l’environnement soutenue par PPDA, Roger Gicquel, Robert Hossein, entre autres. Grâce à cela, j’ai appris les bases du métier de journaliste, son éthique, et surtout à me dépasser pour aller vers l’autre. Ensuite, mon baccalauréat littéraire en poche, je me suis dirigée naturellement vers des études d’Histoire. Après ma licence, je suis allée voir ce qui se passait ailleurs, au Québec. M’intéressant à l’investigation et voulant m’immerger dans l’histoire du pays qui m’accueillait, j’y ai écrit un essai sur la femme amérindienne chrétienne en Nouvelle France dirigé par Paul André Dubois (Université Laval), explorant ainsi la culture et l’environnement des Premières Nations. A mon retour, je me suis vraiment lancée dans le journalisme. D’abord en intégrant le Master 1 Science Politique et le Master 2 Métiers du Journalisme, puis en faisant des stages dans le monde de la presse comme du photojournalisme. Notamment à l'Agence Vu, au sein de la rédaction locale, de la rédaction Culture/Magazine de Midi Libre et de celle de Polka Magazine où j’ai notamment eu la chance de pouvoir publier une première photographie commandée par Alain Genestar. Au sein du Master, j'ai également rédigé un mémoire intitulé « Au delà des clichés. Des évolutions du photojournalisme et de l'avenir d'une profession » sous la direction d'Edwy Plenel. A ce jour, je le retravaille en vue de le publier. Pour conclure, je pourrai vous dire, en reprenant les mots de Cédric Gerbehaye : « Je fais de la photo parce que j’ai des convictions », en ajoutant que pour moi le journalisme, c'est à la fois les mots et l'image, et que mon objectif est de faire des reportages pour documenter ce dont on ne parle pas, pour rendre compte, pour témoigner en prenant le temps, en analysant, en assumant sa subjectivité.